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	<title>Justice et Démocratie &#187; admin</title>
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		<title>Remise du prix « Giovanni Falcone » à Roberto Saviano</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Oct 2012 01:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rubrique contemporaine]]></category>

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		<description><![CDATA[Article de presse annonçant la remise du prix &#171;&#160;Giovanni Falcone&#160;&#187; à Roberto SAVIANO Téléchargez l&#8217;article de presse au format .PDF]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Article de presse annonçant la remise du prix &laquo;&nbsp;Giovanni Falcone&nbsp;&raquo; à Roberto SAVIANO</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://justiceetdemocratie.fr/wp-content/uploads/2012/12/9.-Article-de-presse-n°1.pdf" target="_blank"><span style="color: #3366ff;">Téléchargez l&#8217;article de presse au format .PDF</span></a></p>
</blockquote>
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		<title>Plaidoyer pour un tribunal pénal international de la finance</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Oct 2012 06:00:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rubrique contemporaine]]></category>

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		<description><![CDATA[Sous l’égide du Conseil de l’Europe et à l’initiative de Laurent HINCKER, Président de l’Association de Formation et de Recherches en Droit Européen des droits de l’homme, et de Grégory THUAN dit DIEUDONNE, Secrétaire Général, s’est tenu à Strasbourg, le 27 avril 2012, un Colloque consacré à la Justice Pénale Internationale et aux droits humains. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sous l’égide du Conseil de l’Europe et à l’initiative de Laurent HINCKER, Président de l’Association de Formation et de Recherches en Droit Européen des droits de l’homme, et de Grégory THUAN dit DIEUDONNE, Secrétaire Général, s’est tenu à Strasbourg, le 27 avril 2012, un Colloque consacré à la Justice Pénale Internationale et aux droits humains.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Bâtonnier du Barreau de Paris, Madame Christiane FERAL SCHUL, avait tenu à ce que le Barreau de Paris soit représenté en la personne de Vincent NIORE, lequel a rappelé le rôle prépondérant du Tribunal de Nuremberg dans la mise en œuvre d’une procédure pénale internationale ainsi que dans la reconnaissance du crime contre l’humanité et son caractère imprescriptible.</p>
<p style="text-align: justify;">La présence d’Avocats venus du Continent Africain a permis de rappeler qu’ils n’avaient pas l’apanage des luttes tribales puisqu’elles se livrent sur d’autres continents sous une forme féodale, voire mafieuse.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est d’ailleurs ce qui a autorisé ces Confrères africains à regretter que le Tribunal pénal n’ait eu, jusqu’à ce jour, à juger que des dirigeants du Continent africain.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ancien Président de la Commission de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, Dick MARTY, a établi le même constat, à savoir que nos institutions ne sont plus adaptées à la mesure des enjeux de la finance criminelle.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, plusieurs intervenants, dont Chantal CUTAJAR et Jean-François GAYRAUD, se sont attachés à décrire les caractéristiques permettant d’identifier la notion de criminalité financière.</p>
<p style="text-align: justify;">En cela, ces intervenants ont fait tout simplement écho aux considérations et aux publications qui reconnaissent dans cette crise financière la manifestation d’un comportement criminel parfaitement organisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque année, le rapport moral sur l’argent dans le monde réalisé conjointement par la Caisse des Dépôts et Consignations et par l’Association d’Economie Financière, dresse un tableau, non seulement juridique et financier mais également éthique des grands enjeux politiques et économiques à l’échelle mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport moral 2011/2012 constitue, à lui-seul, un véritable réquisitoire puisque l’ancien Directeur Général de la Caisse des Dépôts et Consignations, Monsieur Augustin de ROMANET, a, lui-même, considéré que la criminalité financière représentait une véritable menace pour notre état de droit et la vie en société.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à Antoine MERIEUX, Délégué Général de l’Association d’Economie Financière, il a également rappelé que de très nombreuses infractions détaillées et réprimées par le Code Pénal et les nombreuses règlementations spécifiques qui étaient, à l’origine, essentiellement individuelles et domestiques, étaient maintenant très souvent le fait de structures organisées à l’échelle internationale.</p>
<p style="text-align: justify;">A tel point que le rapport moral établit un constat :</p>
<p style="text-align: justify;">« La criminalité profite de la faiblesse des états, à travers, notamment, l’argent de la drogue, pour s’organiser en force, parfois militaire, capable de les confronter ».</p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans un tel contexte que Dick MARTY a rappelé que la Démocratie supposait la suprématie du droit et qu’il existait un écart considérable entre les principes proclamés et leur mise en œuvre.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourquoi Laurent HINCKER a plaidé pour la mise en œuvre d’un Tribunal Pénal International de la Finance pouvant être saisi par toute personne physique ou morale, après épuisement des recours internes dans son pays d’origine, ou encore directement, s’il s’avérait qu’aucun recours en droit interne n’était possible ou efficace.</p>
<p style="text-align: justify;">Nul doute que la France, qui se veut le pays des droits de l’homme, doive porter ce projet de la création d’un Tribunal pénal international de la finance.</p>
<p style="text-align: justify;">Roland SANVITI</p>
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		<item>
		<title>Prix « Giovanni Falcone » présenté par l’AFREDH (Association de Formation et de Recherche sur les Droits de l’Homme)</title>
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		<comments>http://justiceetdemocratie.fr/?p=135#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 15 Oct 2012 05:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rubrique contemporaine]]></category>

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		<description><![CDATA[Prix &#171;&#160;Giovanni Falcone&#160;&#187; présenté par l&#8217;AFREDH (Association de Formation et de Recherche sur les Droits de l&#8217;Homme) Téléchargez l&#8217;article au format .PDF]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Prix &laquo;&nbsp;Giovanni Falcone&nbsp;&raquo; présenté par l&#8217;AFREDH (Association de Formation et de Recherche sur les Droits de l&#8217;Homme)</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://justiceetdemocratie.fr/wp-content/uploads/2012/12/5.-Prix-Giovanni-Falcone-par-lAFREDH.pdf" target="_blank"><span style="color: #3366ff;">Téléchargez l&#8217;article au format .PDF</span></a></p>
</blockquote>
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		<item>
		<title>Qui est Giovanni Falcone ?</title>
		<link>http://justiceetdemocratie.fr/?p=125</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Oct 2012 02:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rubrique contemporaine]]></category>

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		<description><![CDATA[Plaquette &#8211; Qui est G. Falcone Téléchargez l&#8217;article &#171;&#160;qui est G. Falcone&#160;&#187; au format .PDF Qui est Giovanni Falcone ? « Ennemi numéro un de la mafia » : cette étiquette lui restera collée à la peau. Combattant déjà légendaire, le juge Giovanni FALCONE, 52 ans, a passé onze longues années de sa vie à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Plaquette &#8211; Qui est G. Falcone</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://justiceetdemocratie.fr/wp-content/uploads/2012/12/8.-Plaquette-Qui-est-G.-Falcone.pdf" target="_blank"><span style="color: #3366ff;">Téléchargez l&#8217;article &laquo;&nbsp;qui est G. Falcone&nbsp;&raquo; au format .PDF</span></a></p>
</blockquote>
<div><strong>Qui est Giovanni Falcone ?</strong></div>
<div style="text-align: justify;"><strong><br />
</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><em>« Ennemi numéro un de la mafia »</em> : cette étiquette lui restera collée à la peau. Combattant déjà légendaire, le juge Giovanni FALCONE, 52 ans, a passé onze longues années de sa vie à faire la guerre, ouverte et souterraine, contre Cosa Nostra, depuis son bureau-bunker du Palais de Justice à Palerme. <em>« Je ne suis pas Robin des Bois, plaisante-t-il ; je ne suis pas un kamikaze ; pas davantage un trappiste. Simplement un serviteur de l’Etat en terre infidèle. »</em> (in Cosa Nostra &#8211; Marcelle Padovani).</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Le 13 mars 1991, Giovanni FALCONE a été nommé directeur des Affaires Pénales au Ministère de la Justice à Rome. Loin de Palerme. En provenance de Rome, le 23 mai 1992, le juge Giovanni FALCONE, son épouse Francesca MORVILLA et leur escorte ont été victimes d’une explosion provoquée sous l’autoroute qui va de l’aéroport à Palerme.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">La mafia, système de pouvoir, articulation du pouvoir, métaphore du pouvoir, et pathologie du pouvoir. La mafia, qui devient Etat dans les terres où l’Etat est tragiquement absent.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong> </strong></div>
<div style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi ce prix ?</strong></div>
<div style="text-align: justify;"><strong><br />
</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">A l’heure de l’Europe et de la mondialisation, les crises financières qui se sont succédées ont mis en évidence les menaces que font encourir à la démocratie et aux droits de l’homme les organisations criminelles, au travers des divers trafics qu’elles contrôlent et du blanchiment de l’argent qui en résulte. Taire l’existence d’un tel phénomène ce n’est pas le supprimer, c’est participer volontairement ou pas à promouvoir le système lui-même.</div>
<div style="text-align: justify;">S’il est un hommage que les démocraties devaient rendre à des femmes et à des hommes au XXIème siècle, c’est à tous ceux qui ont été les victimes de cette nouvelle forme de guerre au service de la justice et par conséquent de la démocratie. A ce titre, le juge Giovanni FALCONE était un symbole et la date du 23 mai 1992 une date à ne pas oublier puisque c’est la date de l’attentat dont ont été victimes son épouse Francesca MORVILLO Magistrat, lui-même et les membres de son escorte.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Le juge Giovanni FALCONE, les magistrats, les carabiniers, les policiers et les gendarmes morts au service de la justice nous rappellent que leur combat doit se poursuivre notamment par l’intermédiaire de tous ceux qui sont au service de la justice et de la démocratie. C’est dans ce contexte qu’il a été décidé de décerner chaque année un prix Giovanni FALCONE à trois personnes qui ont consacré leur vie au service de la justice et de la démocratie.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>A qui ?</strong></div>
<div style="text-align: justify;"><strong> </strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Le <strong><em>« Prix FALCONE de la Justice »</em></strong> à un professionnel du droit (magistrat, avocat, policier et/ou gendarme…), qui souvent, au péril de sa vie, se bat pour permettre la survie de l’Etat de droit, de la Démocratie et des libertés individuelles.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Le <strong><em>« Prix FALCONE des Droits de l’Homme »</em></strong> à un intellectuel (chercheur universitaire, journaliste…) qui décrypte et alerte l’opinion publique sur ces enjeux essentiels</div>
<div style="text-align: justify;">.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Le <strong><em>« Prix FALCONE de la Démocratie »</em></strong> à un militant de la société civile, qui sur le terrain, oeuvre pour les mêmes objectifs.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Comment ?</strong></div>
<div style="text-align: justify;"><strong><br />
</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Chaque année, un prix Falcone sera remis à trois récipiendaires désignés par un comité international composé d’éminentes personnalités venues des cinq continents.</div>
<div style="text-align: justify;">
<div><strong>Le Forum Démocratique</strong></div>
<div><strong><br />
</strong></div>
<div>Le Forum Démocratique est une structure transversale et transpolitique regroupant des citoyens issus de tous les milieux professionnels et sociaux de la cité réfléchissant ensemble à la crise financière, économique et sociale, et les moyens pour la dépasser.</div>
<div>Le Forum Démocratique travaille notamment à la mise en oeuvre d’un Tribunal Pénal International de la Finance.</div>
<div><em><strong>Contact : Laurent HINCKER 06.82.40.81.69</strong></em></div>
<div><strong>A.F.R.E.D.H. &#8211; Association de Formation et de Recherche en droit Européen des Droits de l’Homme</strong></div>
<div><strong> </strong></div>
<div>L’A.F.R.E.D.H. est une association créée en 2001. Elle ne poursuit aucun but politique ou religieux. Anciennement composée, notamment, de juges francophones à la Cour européenne des droits de l’homme, de membres de son Greffe et d’agents du Conseil de l’Europe, l’association a vu son conseil d’administration partiellement renouvelé en 2010. Elle est aujourd’hui composée d’avocats en exercice, de juristes spécialisés et d’agents de l’Organisation du Conseil de l’Europe. Partant du constat que les droits de l’Homme et les libertés fondamentales occupent aujourd’hui une place prépondérante au sein des systèmes juridiques nationaux et internationaux, l’association a pour finalité de participer à la formation des acteurs étatiques et de la société civile en prise avec les droits de l’homme afin de décloisonner leurs champs d’intervention dans ce domaine. L&#8217;association a le souci de donner à son action une dimension européenne en s&#8217;appuyant, en particulier, sur la présence à Strasbourg du parlement Européen, du Conseil de l&#8217;Europe, de la Cour Européenne des Droits de l&#8217;Homme et sur la position géographique de la ville de Strasbourg.</div>
<div><em><strong>Contact : Grégory THUAN DIT DIEUDONNE 03.88.15.14.26</strong></em></div>
<div><strong><em> </em></strong></div>
<div><strong>Justice et Démocratie</strong></div>
<div><strong> </strong></div>
<div>Justice et Démocratie est une structure qui a pour objet de réfléchir sur les rapports entre la justice et la démocratie pour établir un diagnostic aussi précis que possible de l’ampleur de la criminalité économique organisée, de ses causes et de ses conséquences.</div>
<div>La réflexion sur le thème de la justice et de la démocratie doit par conséquent conduire tout d’abord à établir un diagnostic aussi précis de l’ampleur du phénomène, de ses causes et de ses conséquences, et de le faire connaître à tous les stades de la vie des citoyens, à l’école, dans les universités, par la voie des médias, dans des colloques.</div>
<div>Enfin, après avoir permis d’établir la relation de cause à effet entre l’insécurité, le chômage et l’avènement de la finance criminelle et de proposer les réformes qui s’imposent en plaçant chaque citoyen devant ses responsabilités.</div>
<div><em><strong>Contact : Roland SANVITI 06.71.57.03.62 – 01.45.24.70.07</strong></em></div>
<div><strong><em> </em></strong></div>
<div><strong><em> </em></strong></div>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<div><strong>Des femmes et des hommes qui sont morts au service de la justice et de la démocratie en luttant contre la criminalité organisée :</strong></div>
<div><strong> </strong></div>
<div>Mauro de Mauro, Journaliste, assassiné le 16 septembre 1970</div>
<div>Pietro Scaglione, Magistrat, assassiné le 5 mai 1971</div>
<div>Francesco Ferlaino, Magistrat, assassiné le 3 juillet 1975</div>
<div>François Renaud, Magistrat, assassiné le 3 juillet 1975</div>
<div>Francesco Coco, Magistrat, assassiné le 8 juin 1976</div>
<div>Vittorio Occorsio, Magistrat, assassiné le10 juillet 1976</div>
<div>Colonel Guiseppe Russo, Carabinier, assassiné le 20 août 1977</div>
<div>Riccardo Palma, Magistrat, assassiné le 4 février 1978</div>
<div>Peppino Impastato, Journaliste, assassiné le 9 mai 1978</div>
<div>Girolamo Tartaglione, Magistrat, assassiné le 10 octobre 1978</div>
<div>Fedele Calvosa, Magistrat, assassiné le 8 novembre 1978</div>
<div>Emilio Alessandrini, Magistrat, assassiné le 29 janvier 1979</div>
<div>Giorgio Ambrosoli, Avocat, assassiné le 11 juillet 1979</div>
<div>Boris Giuliano, Carabinier, assassiné le 29 juillet 1979</div>
<div>Cesare Terranova, Magistrat, assassiné le 25 septembre 1979</div>
<div>Nicola Giacumbi, Magistrat, assassiné le 16 mars 1980</div>
<div>Girolamo Minervini, Magistrat, assassiné le 18 mars 1980</div>
<div>Guido Galli, Magistrat, assassiné le 19 mars 1980</div>
<div>Walter Tobagi, Journaliste, assassiné le 28 mai 1980</div>
<div>Mario Amato, Magistrat, assassiné le 23 juin 1980</div>
</div>
<div style="text-align: justify;">Gaetano Costa, Magistrat, assassiné le 6 août 1980</div>
<div style="text-align: justify;">Pierre Michel, Magistrat, assassiné le 21 octobre 1981</div>
<div style="text-align: justify;">Paolo Giacone, Médecin, assassiné le 11 août 1982</div>
<div style="text-align: justify;">Général Della Chiesa Assassiné le 3 septembre 1982</div>
<div style="text-align: justify;">Giangiacomo Ciaccio Montalto, Magistrat, assassiné le 25 janvier 1983</div>
<div style="text-align: justify;">Bruno Caccia, Magistrat, assassiné le 26 juin 1983</div>
<div style="text-align: justify;">Rocco Chinnici, Magistrat, assassiné le 29 juillet 1983</div>
<div style="text-align: justify;">Giuseppe Fava, Journaliste, assassiné le 5 janvier 1984</div>
<div style="text-align: justify;">Giuseppe Montana, Commissaire de Police, assassiné le 28 juillet 1985</div>
<div style="text-align: justify;">Antonio « Nini » Cassara, Carabinier, assassiné le 6 août 1985</div>
<div style="text-align: justify;">Alberto Giacomelli, Magistrat, assassiné le 14 septembre 1988</div>
<div style="text-align: justify;">Antonino Saetta, Magistrat, assassiné le 25 septembre 1988</div>
<div style="text-align: justify;">Rosario Livatino, Magistrat, assassiné le 21 septembre 1990</div>
<div style="text-align: justify;">Antonio Scopelliti, Magistrat, assassiné le 9 août 1991</div>
<div style="text-align: justify;">Giovanni Falcone, Magistrat, assassiné le 23 Mai 1982</div>
<div style="text-align: justify;">Francesca Morvillo, Magistrat, assassiné le 23 mai 1982</div>
<div style="text-align: justify;">Paolo Borsellino, Magistrat, assassiné le 19 juillet 1982</div>
<div style="text-align: justify;">Thierry Fernandez, Gendarme, assassiné le 22 juillet 1992</div>
<div style="text-align: justify;">Giovanni Lizzio, Policier, assassiné le 27 août 1992</div>
<div style="text-align: justify;">Luigi Daga, Magistrat, assassiné le 17 novembre 1993</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Présentation du prix &#171;&#160;Giovanni Falcone&#160;&#187;</title>
		<link>http://justiceetdemocratie.fr/?p=138</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Oct 2012 08:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rubrique contemporaine]]></category>

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		<description><![CDATA[« Si la justice vient à manquer, que sont les royaumes sinon de vastes brigandages ? »                         Saint Augustin Pour la plupart d’entre nous, il était totalement incompréhensible qu’il ne soit pas rendu hommage chaque année à ces femmes et à ces hommes. Il existe des monuments aux morts qui entretiennent ce souvenir en gravant dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« <em>Si la justice vient à manquer, que sont les royaumes sinon de vastes brigandages</em> ? »</p>
<p style="text-align: justify;">                        Saint Augustin</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la plupart d’entre nous, il était totalement incompréhensible qu’il ne soit pas rendu hommage chaque année à ces femmes et à ces hommes.</p>
<p style="text-align: justify;">Il existe des monuments aux morts qui entretiennent ce souvenir en gravant dans le marbre ou dans la pierre le nom de ceux qui ont été sacrifiés sur un champ de bataille.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceux qui se consacrent à l’étude du pouvoir depuis le début du vingtième siècle ne pouvaient manquer d’établir un constat : c’est une guerre qui dure depuis le début de la société humaine.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est une guerre livrée pour le pouvoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour sa conservation.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour sa transmission.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la satisfaction immédiate de celui qui l’exerce lui permettant d’exorciser peu ou prou la peur de la mort.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette peur, certains ont choisi de la donner pour asseoir leur pouvoir, c’est une culture de mort qui se décline :</p>
<p style="text-align: justify;">-          par le trafic des êtres humains, des femmes, des enfants, de leurs organes,</p>
<p style="text-align: justify;">-          par le vol, le racket,</p>
<p style="text-align: justify;">-          l’empoisonnement des eaux, des terres, non seulement par des ordures ménagères et des pesticides, mais également par des produits industriels dont le retraitement serait trop coûteux et viendrait abaisser les bénéfices et par conséquent les dividendes des actionnaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Le point d’orgue a été atteint avec le trafic de la drogue.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce trafic, qui permet de rendre esclave tout être humain, de corrompre tout homme politique, est devenu un véritable crime contre l’humanité.</p>
<p style="text-align: justify;">Le terme de guerre pourrait apparaître impropre, mais nous sommes au début du vingt et unième siècle et pour les juristes, la guerre est la forme la plus accomplie de la situation de non-droit.</p>
<p style="text-align: justify;">L’histoire de l’humanité, et notamment l’histoire de France, a été écrite au rythme des batailles et des guerres.</p>
<p style="text-align: justify;">Toute guerre a été un exutoire, une forge, un creuset, mettant en présence des appétits de puissance, des lâchetés, des mensonges mais aussi des espoirs de liberté, de progrès, du courage et du sacrifice.</p>
<p style="text-align: justify;">Nos grands humanistes, notamment Bergson, Valery, se sont émus de l’utilisation à des fins belliqueuses des progrès de la science « <em>mortellement atteinte par la barbarie de ses applications</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">La mondialisation a toujours existé, le crime organisé aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelle est la différence aujourd’hui ?</p>
<p style="text-align: justify;">C’est encore la science et la technique qui nous apportent la réponse.</p>
<p style="text-align: justify;">Tel territoire de la tribu, du clan, du seigneur féodal, était en clos, dans un champ, dans des montagnes, est aujourd’hui étendu à la taille d’un continent voire de la planète.</p>
<p style="text-align: justify;">L’informatique, internet, et de même que la découverte du radium par la famille Curie a permis de traiter des cancers et de créer la bombe atomique, de même l’informatique et internet ont accéléré le processus de communication et de réflexion mais ont aussi favorisé la manipulation des marchés financiers, la dématérialisation de l’économie devenue virtuelle pour la majeure partie des citoyens mais bien sonnante et trébuchante pour une minorité d’entre eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette nouvelle forme de guerre encourage la lâcheté, le mensonge, manipule les foules, détourne les droits de l’Homme au service d’un enrichissement fondé sur le vol et sur le crime.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’y a aucune intelligence, aucun courage, il y a une absence totale de scrupules et c’est dans cette absence de scrupules que s’inscrit cette nouvelle hiérarchie de la médiocrité qui mène à la décadence d’une civilisation :</p>
<p style="text-align: justify;">-          Ceux, trop lâches pour afficher leur soif d’argent et de pouvoir, se dissimulent dans des institutions et cèdent à la corruption.</p>
<p style="text-align: justify;">-          Ceux qui la dissimulent sont souvent dans la politique et font le contraire de ce qu’ils disent et de ce qu’ils promettent.</p>
<p style="text-align: justify;">-          Ceux qui ont fait le choix de tuer pour exister font partie des organisations criminelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à cette engeance, il faut des institutions et par conséquent des hommes au service de ces institutions adaptées à la mesure de ces enjeux.</p>
<p style="text-align: justify;">La démocratie est d’essence aristocratique, elle suppose le respect des valeurs chrétiennes, du courage, de l’humilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, nous sommes revenus à un système tribal, féodal, si tant est que nous n’en soyons jamais sortis.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes aux balbutiements de la démocratie et rendons hommage à Tocqueville :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Partout on a vu divers incidents de la vie des peuples tourner au profit de la démocratie, tous les hommes l’ont aidée de leurs efforts : ceux qui avaient en vue de concourir à ses succès et ceux qui ne songeaient point à la servir ; ceux qui ont combattu pour elle et ceux-mêmes qui se sont déclarés ses ennemis ; tous ont été poussés pêle-mêle dans la même voie et tous ont travaillé en commun les uns malgré eux, les autres à leur insu, aveugles instruments dans les mains de Dieu</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, il écrirait : « <em>De l’échec de la démocratie en Amérique</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">De la même façon, la qualification de crime organisé a évolué du seul fait que certains mouvements sont qualifiés improprement de terroristes tandis qu’il s’agit de crime organisé.</p>
<p style="text-align: justify;">L’exemple de beaucoup d’imams impuissants à dissuader de jeunes musulmans de se livrer au trafic de la drogue tandis que pour eux, cette revendication religieuse n’est qu’un prétexte pour leur permettre de financer leurs guerres en achetant des armes, en contrôlant des territoires et une partie de l’économie d’un pays à des fins totalement personnelles et le plus souvent au détriment de leur communauté qui en est la première victime.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes impuissants à lutter contre le crime organisé, il a gagné la bataille du vingtième siècle notamment au travers de la finance.</p>
<p style="text-align: justify;">La crise financière aura eu au moins ce mérite : instruire les citoyens, combler leur ignorance sur le pouvoir de l’argent.</p>
<p style="text-align: justify;">Les citoyens vont exiger la transparence, condition première de la démocratie, ils vont exiger la justice, celle qui permet de qualifier un acte, un fait, de le récompenser ou de le sanctionner.</p>
<p style="text-align: justify;">Les seules vraies questions :</p>
<p style="text-align: justify;">-          D’où vient cet argent ?</p>
<p style="text-align: justify;">-          Qu’en faites-vous ?</p>
<p style="text-align: justify;">La réponse nous a d’ores et déjà été apportée en 1998 lors de la publication de l’ouvrage<em> « Un monde sans loi »</em> préfacé et écrit par des magistrats sous la direction de Jean de Maillard, cet ouvrage à la portée pédagogique certaine faisait écho à l’appel de Genève lancé par des magistrats européens.</p>
<p style="text-align: justify;">A l’époque déjà, dans la préface, il était rappelé : « <em>sur les marchés financiers, tout est désormais permis parce que rien ne peut plus être interdit…</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Notre responsabilité à nous magistrats est seulement de témoigner comme ici de notre impuissance.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Près de vingt ans plus tard, une réponse plus brutale mais aussi plus réaliste était apportée par Roberto SAVIANO dans son ouvrage <em>« Gomorra ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Retenons un extrait de cet ouvrage qui illustre parfaitement le propos, lui confère sa dimension universelle :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Pourquoi crever de dépression, pourquoi chercher un travail qui permet tout juste de survivre, pourquoi trimer à mi-temps dans un centre d’appels ? Plutôt devenir chef d’entreprise. Un vrai. Capable de faire des affaires avec tout et de gagner de l’argent même avec rien. Ernst Jünger dirait que la grandeur est exposée à la tempête : des mots que les parrains, les entrepreneurs de la camorra, pourraient faire leurs. Etre au cœur de l’action, au centre du pouvoir. Tout utiliser comme un simple moyen et n’avoir que soi pour fin. Ceux qui prétendent que c’est immoral, qu’il ne peut y avoir d’existence humaine sans éthique, que l’économie doit avoir des limites et obéir à des règles, ceux-là n’ont pas réussi à prendre le pouvoir, ils ont été vaincus par le marché. L’éthique est le frein des perdants, la protection des vaincus, la justification morale de ceux qui n’ont pas tout su miser et tout rafler.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Cette inversion des valeurs est nécessairement fondée sur l’absence de scrupules, sur l’apologie d’une forme de maladie mentale qui commence à être abordée dans le cadre de la neuro-éthique.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque l’un des assassins du juge Giovanni FALCONE a été arrêté, les carabiniers ont dû le protéger parce que les personnes de la société civile qui étaient présentes ont voulu le massacrer.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces femmes et ces hommes savaient que Brusca avait enlevé le fils d’un repenti, l’avait détenu pendant deux ans et ce garçon de quinze ans avait eu le bras coupé et son corps avait été dissous dans l’acide.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à ce prix que les organisations criminelles ont pris le contrôle de la finance mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;">La relation de cause à effet existe puisque l’ouvrage <em>« Un monde sans loi »</em> a le mérite de rappeler que, pour pouvoir manipuler les marchés financiers, il faut effectivement disposer de sommes considérables dont l’injection dans les circuits économiques et financiers vient perturber toute logique, tout raisonnement.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’une banque américaine blanchit 380 milliards de dollars des cartels mexicains, il faut qu’effectivement une grande quantité de drogues ait été dispersée sur la planète et ait accompli son œuvre de mort.</p>
<p style="text-align: justify;">La démocratie nous impose ce choix.</p>
<p style="text-align: justify;">Encore faut-il qu’il s’exerce en toute connaissance de cause puisqu’il rend chaque citoyen responsable.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourquoi la justice et la démocratie ont besoin de tous pour permettre de connaître, de faire connaître, de qualifier, de juger et de sanctionner.</p>
<p style="text-align: justify;">Puisque nous sommes tous inégaux dans cette guerre, rendons au moins hommage à ceux qui la mènent non dans leur intérêt personnel, mais dans l’intérêt général.</p>
<p style="text-align: justify;">Encore faut-il accepter d’entendre et de voir.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourquoi il faut citer Nietzsche dans Ecce Uomo :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Quelle dose de vérité êtes-vous capables d’absorber</em> ? ».</p>
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		<title>La remise du prix « Giovanni Falcone » le 10 octobre 2012</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Oct 2012 03:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rubrique contemporaine]]></category>

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		<description><![CDATA[Plaquette annonçant la remise du prix &#171;&#160;Giovanni Falcone&#160;&#187; le 10 octobre 2012 Téléchargez l&#8217;article au format .PDF]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Plaquette annonçant la remise du prix &laquo;&nbsp;Giovanni Falcone&nbsp;&raquo; le 10 octobre 2012</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://justiceetdemocratie.fr/wp-content/uploads/2012/12/7.pdf" target="_blank"><span style="color: #3366ff;">Téléchargez l&#8217;article au format .PDF</span></a></p>
</blockquote>
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		<title>Affiche anti-mafia</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Jun 2012 09:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rubrique contemporaine]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://justiceetdemocratie.fr/wp-content/uploads/2012/12/1-Affiche-anti-mafia.jpg"><img title="1---Affiche-anti-mafia" class="alignnone size-full wp-image-140" src="http://justiceetdemocratie.fr/wp-content/uploads/2012/12/1-Affiche-anti-mafia.jpg" alt="" width="600" height="840" /></a></p>
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		<title>Bulletin d&#8217;inscription au colloque : Justice Pénale Internationale et Droits Humains</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 15:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rubrique contemporaine]]></category>

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		<description><![CDATA[Bulletin d&#8217;inscription au colloque : Justice Pénale Internationale et Droit Humains Téléchargez le Bulletin d&#8217;inscription au colloque au format .PDF Ce colloque vient à point nommé. Il intervient pendant ce qu’il a été convenu d’appeler une crise financière majeure. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une crise financière, elle aura permis de mettre en évidence l’émergence [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Bulletin d&#8217;inscription au colloque : Justice Pénale Internationale et Droit Humains</p>
<p style="text-align: right;"><a target="_blank"><span style="color: #3366ff;">Téléchargez le Bulletin d&#8217;inscription au colloque au format .PDF</span></a></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ce colloque vient à point nommé. Il intervient pendant ce qu’il a été convenu d’appeler une crise financière majeure.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien qu’il ne s’agisse pas d’une crise financière, elle aura permis de mettre en évidence l’émergence d’intérêts particuliers, dont la puissance est aujourd’hui supérieure à celle des états.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’est pas possible de comprendre cette crise si l’on ne retrace pas le parcours du pouvoir criminel lorsqu’il s’exprime au travers de l’économie et de la finance, et ce depuis le début du 20<sup>ème</sup> siècle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>I -        Le césarisme : maladie du pouvoir</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est ainsi que Konrad Lorentz qualifie cette maladie puisque la nuit du 4 août 1789, en abolissant les privilèges, n’abolissait-on pas la propension de certains individus à s’octroyer un sentiment de supériorité qui les exonère du respect de la loi, de la morale, voire du respect de la vie de ceux qui s’opposent à leur maladie.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque la démocratie est d’essence aristocratique, elle impose l’état de droit, ce qui suppose que son application ne procède que de l’Etat auquel chaque citoyen délègue sa parcelle de pouvoir, et ce afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens. C’est en effet la seule légitimité du pouvoir et par conséquent celle de l’Etat, institution suprême qui détient seule la légitimité de la violence.</p>
<p style="text-align: justify;">La noblesse n’a justifié ses privilèges que par le service pouvant aller jusqu’au sacrifice de sa vie, ce qui a justifié son passage de la noblesse d’épée à la noblesse de robe, puisque les fondements de l’une et de l’autre reposent sur le courage, l’honneur et la probité.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Etat ne remplissant pas ses pouvoirs régaliens, en résulte nécessairement le recul de l’Etat de droit, favorisé par plusieurs causes :</p>
<p style="text-align: justify;">-           la volonté des tenants de tout pouvoir politique de parvenir à s’exonérer du respect de la loi qui s’impose à tout citoyen,</p>
<p style="text-align: justify;">-           la mise en place progressive d’une prééminence du discours économique, puis dans un second temps de la finance elle-même.</p>
<p style="text-align: justify;">L’économie et la finance sont de ce fait le dénominateur commun :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>d’une certaine forme de capitalisme,</li>
<li>d’une certaine application du marxisme,</li>
<li>et bien entendu du système mafieux.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">De ce fait, il n’est pas question d’adhérer à une quelconque théorie du complot.</p>
<p style="text-align: justify;">Force est tout simplement d’admettre qu’il existe des convergences d’intérêts, notamment entre le pouvoir financier et les organisations criminelles.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>II-        Les institutions invisibles :</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">La guerre a toujours existé entre des tribus, des clans, des états, des nations et des peuples.</p>
<p style="text-align: justify;">Au niveau international, toutes les formes ont existé, les colonisations, les invasions, et elles n’ont été contenues, dans un premier temps, que par l’existence de frontières naturelles, qu’il s’agisse de montagnes ou d’océans, puis par des frontières et des traités, venant ainsi sacraliser la souveraineté des états.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est l’objet de ce colloque : la perte de cette souveraineté par ces états au profit d’intérêts particuliers, notamment les organisations criminelles, qui peuvent ainsi dépouiller et opprimer tous ceux qui ne reconnaissent pas leur imperium.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dictionnaire nous apprend qu’instituer, c’est fonder de façon durable. La France a été longtemps partagée entre les pays de droit coutumier et les pays de droit écrit, la notion de pays étant à rapprocher de la notion de peuple.</p>
<p style="text-align: justify;">La coutume demeure toujours présente, soit qu’elle soit inscrite dans des textes, soit qu’elle se transmette par l’exemple et par la parole et se concrétise sous la forme d’actes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les tribus, les clans, les organisations criminelles ont leurs coutumes. Elles perdurent au-delà des frontières et la mondialisation a ainsi permis de rendre ostensible ce qui était invisible.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pouvoir a toujours eu besoin de se perpétuer par la naissance, par la reconnaissance de sa légitimité, en s’appuyant sur des institutions conçues et respectées par ceux qui acceptent de se soumettre.</p>
<p style="text-align: justify;">Les organisations criminelles constituent elles-mêmes des institutions longtemps invisibles, dont la mondialisation a révélé un pouvoir plus puissant que tout autre puisqu’il puise ses sources dans les fondements les plus ancestraux de la barbarie.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette reconnaissance de l’existence institutionnelle des organisations criminelles permet aux citoyens, dans le cadre de la mondialisation, de choisir leur destinée. Quel que soit ce choix, il ne sera pas dénué des aléas qui caractérisent la condition humaine, mais le simple fait que ce qui était invisible a cessé de l’être confère à cette nouvelle existence une dimension humaine, par là même imparfaite et vulnérable, et à ce titre, la création d’un Tribunal Pénal International a été un tout premier pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque peuple doit savoir qui le domine et l’opprime, qui le défend et le protège et ne pas prêter à des pantins des pouvoirs et des qualités qu’ils n’ont pas, et qui participent par là même à décevoir tout espoir en la démocratie.</p>
<p style="text-align: justify;">Seul l’Etat a le pouvoir de combattre ces organisations criminelles et terroristes, lesquelles inspirent une peur tout à fait justifiée puisqu’elles ne connaissent pas la prescription et appliquent la peine de mort sous la forme du crime.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourquoi, tout système institutionnel d’essence démocratique exige l’existence d’un état, qui assume dans toute sa plénitude les pouvoirs régaliens dont la seule légitimité repose sur la protection des personnes et des biens.  Le début du XXI siècle aura permis de constater l’avènement d’un système institutionnel qui n’avait pas encore été enseigné dans les écoles et les universités: le système mafieux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>III-      La dimension criminelle de la crise financière</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une tribune a été consacrée à cette dimension criminelle de la crise financière par Messieurs Jean-François GAYRAUD, commissaire divisionnaire, et Noël PONS, conseillé au Service Central de Prévention de la Corruption.</p>
<p style="text-align: justify;">Le XX<sup>ème </sup>siècle aura été parcouru de soubresauts, puis d’irruptions révélant la mainmise d’organisations criminelles sur une économie souterraine et surtout, sur la finance.</p>
<p style="text-align: justify;">Aucun continent n’y a échappé. Le système financier japonais a été ébranlé par l’impossibilité de recouvrer les prêts consentis à des entreprises placées sous le contrôle de la mafia japonaise, c’est-à-dire les yakusas. Bien que la plupart du temps, les évaluations chiffrées soient approximatives, et le plus souvent sous-évaluées, les pertes auraient été estimées, pour le secteur bancaire, en 1998, à plus de 600 milliards de dollars.</p>
<p style="text-align: justify;">Les auteurs de cette tribune rappellent qu’au mois de mai 2008, le Ministre de la justice américaine, Michael MUKASEY, aurait lancé une alerte publique concernant la menace grandissante pour la sécurité nationale de la « <em>pénétration des marchés par le crime organisé </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Le danger que représente cette mainmise de la criminalité organisée sur la finance et l’économie a notamment été dénoncée dans le rapport d’information n° 72 établi par le Sénateur Gérard LARCHET en 1992 au nom de la mission commune d’information chargée d’examiner la mise en place et le fonctionnement de l’application de l’accord de Schengen du 14 juin 1985 sur le trafic de la drogue dans l’espace Schengen. En introduction à ce rapport, le Sénateur Gérard LARCHET rappelait :  <em>« Une semaine avant sa mort, le juge Falcone déclarait : « le danger de la drogue pour l’Europe, c’est le Hezbollah plus un milliard de dollars » ».</em> Ce rapport établissait un constat : <em>« l’énormité des gains réalisés dans le commerce de la drogue met en danger la démocratie dans l’espace Schengen ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il a été rappelé que la guerre au niveau mondial avait toujours existé, mais que les formes avaient évolué du fait des progrès de la science et de la technologie, de la mise en place des moyens juridiques et comptable favorisant l’opacité sur la provenance des flux financiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’est pas possible de comprendre le système financier mondial s’il n’est pas tenu compte d’intérêts particuliers pour lesquels l’argent constitue le seul maître ; des empires se sont défaits, des dynasties ont disparu ; l’argent a permis à ceux qui le gagnent et l’utilisent sans scrupule de perpétuer et de transmettre leur pouvoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant longtemps, l’histoire a été enseignée au rythme des batailles et des guerres. Aujourd’hui, elle doit tenir compte d’une nouvelle forme de conquête, celle que permet la puissance financière.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque pays, en fonction de ses ressources énergétiques, de ses matières premières, de son savoir-faire, a dû s’adapter à cette nouvelle forme de guerre. Certains pays ont su tirer parti de leur expérience et de leur souveraineté pour favoriser l’explosion de paradis fiscaux et de tout l’arsenal juridique et comptable qui les alimente.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan de la finance, les anglo-saxons ont pris une longueur d’avance. La place de la City, la position de la Réserve Fédérale aux USA ont démontré l’existence d’un imperium financier qui est parti à la conquête du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Après la crise de 1929 aux Etats-Unis, ont été mises en place des firmes de conseils, dont les animateurs proviennent d’officines d’agents de change qui investissent peu à peu le monde de l’entreprise, les universités et finissent par s’associer avec les avocats, détenteurs du monopole du droit, lesquels auparavant les méprisaient.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette conquête a été insidieuse, voire sournoise puisque, sous couvert de la liberté d’entreprendre, de la nécessité de développer les échanges et le commerce, la place du droit a régressé.</p>
<p style="text-align: justify;">La transformation du droit en un marché a été le premier grand échec de cette bataille perdue pour la démocratie puisque le rempart de la loi &#8211; et surtout de son application – n’existant plus, les produits financiers provenant des divers trafics ont atteint des sommes considérables, prenant en otage par l’intermédiaire des marchés financiers des pans entiers de l’économie mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;">L’esprit qui anima cette conquête résultait d’une convergence d’intérêts particuliers dépourvus de toute déontologie sur le plan professionnel, de toute conscience morale sur le plan politique et bien entendu de tout scrupule dans le mode de contrôle et de gestion des entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’est pas possible, en effet, de comprendre les sursauts de la finance mondiale si, ne sont pas pris en considération, les moyens utilisés par les acteurs qui en bénéficient et qui par conséquent les provoquent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>IV -      La corruption des normes juridiques et comptables</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quel esprit a animé les réformes juridiques et comptables qui accompagnent la pénétration de l’argent criminel dans l’économie ?</p>
<p style="text-align: justify;">Force est de constater que depuis la fin du XIXème siècle et au tout début du XXème siècle, l’exigence de transparence qu’impose la démocratie a eu pour corolaire les soucis de certains pouvoirs politiques et financiers de renforcer l’opacité, de favoriser la mise en place de fusibles qui rendent inaccessibles ce qui est criminel et incompréhensible ce qui est illégal.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Barreau de Paris ainsi que plusieurs barreaux de Province se sont à juste titre inquiéter de cette prise de pouvoir de la finance sur le monde de l’entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ainsi qu’Alain CORNEVAUX a été chargé d’établir un rapport sur l’opposition du chiffre et du droit, puisqu’il fallait un avocat alliant une grande culture humaniste à la rigueur du juriste et ayant une parfaite connaissance du monde des affaires.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est de cet enseignement dont la démocratie a besoin.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Juge Giovanni FALCONE précisait lui-même :</p>
<p style="text-align: justify;">«  <em>Le trafic de drogue entraine le recyclage …</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les manœuvres financières nécessaires à rapatrier cet argent sale ne pouvant être intégralement effectuées par les organisations elles-mêmes  &#8211; elles manquent de connaissances techniques – Ce sont des experts de la finance internationale qui s’en charge »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">En réalité, ces experts financiers n’ont pu exercer leurs talents qu’en détournant les normes juridiques et comptables pour voire peu à peu, en favorisant l’instauration de celles qui facilitent la pénétration de l’argent criminel dans l’économie légale et assurent la prééminence du pouvoir financier par l’intermédiaire de la spéculation.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est évident que ceux qui ont apporté leur connaissance juridique et comptable à faciliter cette pénétration de l’argent criminel, ont obtenu en retour des gains financiers sans aucune mesure avec la rémunération que justifie le service rendu à toute personne physique ou morale soucieuse du respect de la loi et de la règle de droit.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan juridique les institutions existent, dont l’origine pouvait remonter à l’antiquité, ayant pour finalité de constituer des suretés assurant la préservation du patrimoine en cas de risque commercial ou industriel.</p>
<p style="text-align: justify;">Le contrat fiduciaire a permis ainsi de créer un écran dont l’opacité n’avait sans doute pas initialement pour but de favoriser les activités délictuelles voire criminelles.</p>
<p style="text-align: justify;">De la même façon les trusts, les fondations, voire les fonds d’investissement ont permis l’éclosion des personnes morales dissimulant l’identité des véritables détenteurs des moyens financiers dont disposent ces institutions pour spéculer sur les marchés, conquérir des pans entiers de l’économie mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ces instruments ne peuvent être utilisés qu’à la condition que des opérateurs, avocats, banquiers, cabinets d’audit, acceptent en dehors de toute règle déontologique et morale de prêter leur compétence et honorabilité à l’édification de cette œuvre criminelle et anti-démocratique.</p>
<p style="text-align: justify;">La raison est fort simple, elle procède, bien entendu d’une absence totale de scrupules et de l’appât du gain, d’autant plus important qu’il est favorisé par le milieu socio-culturel ou, voire par le pouvoir politique en place.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, tandis que les états perdent leur souveraineté au profit d’intérêts particuliers, beaucoup d’autres états ne conservent leur souveraineté qu’au profit de ces mêmes intérêts particuliers, il s’agit des paradis fiscaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Autres institutions dont le parcours a toujours été chaotique, mais dont l’apogée est atteinte avec le blanchiment et la mondialisation, la Bourse.</p>
<p style="text-align: justify;">La Bourse ayant participé peu ou trop au financement des entreprises, à leurs investissements, assurant le développement d’un capitalisme industriel et commercial, s’est métamorphosé en marché financier dont les entreprises sont devenues un instrument de manipulation et de spéculation.</p>
<p style="text-align: justify;">Des professeurs d’économie sont aujourd’hui unanimes pour admettre que cette financiarisation a détruit les entreprises, leur culture et leur savoir- faire, les emplois, et bien entendu fausser les règles élémentaires de la science économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant aux mathématiques, leur utilisation à des fins spéculatives est inscrite dans l’histoire de la Bourse.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, quelle meilleure association que celle des mathématiques et des ordinateurs pour permettre aux bénéficiaires de cette manne financière criminelle de s’exonérer de toute responsabilité en s’abritant derrière la complexité des calculs et la vitesse fulgurante de l’information par la voie électronique.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à la comptabilité, elle a renié ses lettres de noblesse, celles qui procèdent des anciens articles 9 et suivants du Code de Commerce, repris sous les articles L123-12 et suivants de ce même Code de Commerce.</p>
<p style="text-align: justify;">La comptabilité étant devenue le passage obligé du diktat imposé par les marchés financiers, il n’était plus question de présenter des comptes annuels réguliers, sincères donnant une image fidèle du patrimoine de la situation financière et du résultat de l’entreprise tel que l’édicte l’article L123-14 DU Code de Commerce.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce qui explique le débat toujours d’actualité sur les nouvelles normes comptables opposant notamment une approche fondée sur le cours historique et l’approche fondée sur la valeur du marché, c’est-à-dire celle permettant une manipulation favorisant la prise de contrôle de certaines entreprises ainsi que la spéculation.</p>
<p style="text-align: justify;">Un exemple de la corruption des règles comptables et juridiques, l’utilisation abusive de la titrisation laquelle consiste effectivement à séparer le risque du crédit, lequel risque est transféré dans les produits dérivés non réglementés.</p>
<p style="text-align: justify;">L’évolution des normes comptables traduit parfaitement cette déconnexion, non seulement avec les règles fondamentales édictées par le Code de Commerce, mais également avec la loi et par conséquent l’ordre public.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette déconnexion est volontaire, elle participe de la volonté d’empêcher, sur le plan moral et sur le plan juridique, de qualifier des agissements et des faits que sanctionne la loi pénale.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la plupart des cas, ces manipulations, la sophistication des produits financiers justifient la qualification pénale d’abus de confiance, d’escroquerie, de blanchiment de l’argent du crime.</p>
<p style="text-align: justify;">A ce titre, il convient de rappeler une controverse essentielle et trop longtemps occultée, celle qui intéresse la notion même de blanchiment.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la qualification de blanchiment ne doit concerner que les produits financiers provenant d’activités criminelles au sens pénal du terme.</p>
<p style="text-align: justify;">La création d’un délit général de blanchiment, lequel va recouvrir des crimes et des délits présentant une nature et une gravité d’un degré tout à fait différent, constitue une difficulté majeure tant sur le plan moral que sur le plan juridique pour la cohésion du pacte social.</p>
<p style="text-align: justify;">Peut-on faire admettre aux citoyens que la qualification de blanchiment puisse s’appliquer indifféremment à l’abus de bien social, à la fraude fiscale et à une activité criminelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette assimilation aboutit d’une certaine façon à banaliser le blanchiment de l’argent provenant d’activités criminelles et à placer sur le même plan les infractions voire des délits qui ne présentent pas les mêmes caractéristiques et surtout qui n’ont pas les mêmes conséquences sur le plan social.</p>
<p style="text-align: justify;">L’activité criminelle, a fortiori, lorsqu’elle émane d’organisations et de ses complices exige de l’Etat qu’il mette en œuvre les moyens dont disposent les institutions de la République pour lutter contre toutes les atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation tels que définis par l’article 410-1 du Code Pénal.</p>
<p style="text-align: justify;">Les lois existent, encore faut-il que les institutions qui existent les appliquent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Roland SANVITI</strong></p>
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		<title>Colloque du 27 avril 2012</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 07:00:35 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Colloque du 27 avril 2012 Téléchargez le bulletin d&#8217;inscription au format .PDF]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Colloque du 27 avril 2012</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://justiceetdemocratie.fr/wp-content/uploads/2012/12/3%20-%20Plaquette%20du%20colloque%20du%2027%20avril%202012.pdf" target="_blank"><span style="color: #3366ff;">Téléchargez le bulletin d&#8217;inscription au format .PDF</span></a></p>
</blockquote>
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		<title>Le dévoiement des institutions</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 04:00:30 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Intervention de Roland SANVITI le 27 avril 2012 &#171;&#160;Le dévoiement des institutions&#160;&#187; Téléchargez l&#8217;article au format .PDF]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Intervention de Roland SANVITI le 27 avril 2012 <em>&laquo;&nbsp;Le dévoiement des institutions&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://justiceetdemocratie.fr/wp-content/uploads/2012/12/6.%20Le%20d%c3%a9voiement%20des%20institutions.pdf" target="_blank"><span style="color: #3366ff;">Téléchargez l&#8217;article au format .PDF</span></a></p>
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